Cet accident de voiture devenu traumatisme

Un accident de voiture cela peut arriver à quiconque et à tout moment. En revanche un accident de la route qui dégénère et cause un traumatisme plus important ne devrait pas exister. Comment faire face à ses comportements excessifs qui bouleverse une vie ?

Ce samedi 30 juin nous passions une journée agréable. Au programme farniente, plage en fin de journée, repas non diététique avec chips et pizza, et pour finir glaces. Du moins nous nous rendions sur le port pour aller manger une glace en famille et profiter d’une chaude soirée d’été. Nous étions détendus et heureux de terminer cette journée sur une dernière note positive.

Aux alentours de 21h45, il y avait ce couple qui commençait à traverser. Nous nous apprêtions à les laisser passer en stoppant la voiture devant le passage piéton. En quelques centièmes de secondes tout à basculer. Nous nous sommes retrouvés projeté en avant, puis retour au point initial. Que s’est-il passé ? Aucune image n’est transférer à ma conscience. Je réalise à peine que notre véhicule n’est pas plus là où nous l’avions arrêté. Le choc l’a fait avancer sur le passage piéton.

Je vois mon homme sortir de la voiture en trombe. Se diriger vers la voiture qui vient de nous rentrer dedans par l’arrière. Je me rends compte que c’est une femme. Mais aussi qu’elle crie, qu’elle gueule. Elle gueule sur mon homme. Je sors de la voiture et réalise que c’est elle qui n’est pas contente. Mais aussi qu’elle ne semble pas être dans un état normal. Ce que je ne savais pas encore c’est que le cauchemar venait de commencer.

Cet accident de voiture devenu traumatisme - Envies et Blabla

Cet accident de voiture qui rime avec insécurité

Il est indiscutable que cette femme qui venait de créer l’accident de voiture dont on est victime n’avait pas bu que de l’eau. Dès les premières insultes proférées on a compris qu’elle était alcoolisée, beaucoup trop. Au vu de son état et de sa violence verbale, j’ai sans hésitation composé le 17. Une première fois pour signaler l’accident de voiture. Signaler que celle qui l’avait causé n’était pas dans son état normal, et qu’aucun constat ne pourrait être fait dans de bonnes conditions. 15 minutes plus tard j’ai réitéré mon appel car elle avait voulu partir et qu’il était difficile de la contenir. Non seulement elle était insultante et agressive, mais en plus elle était violente. Les gifles ont volé, tout comme les lunettes de l’homme. C’est là que les pompiers sont arrivés, mais nous attendions encore la patrouille de Police.

Après avoir fait un état des lieux rapide de la situation, les pompiers ont pris en charge les enfants. Ils ont été mis à l’abri dans le camion. Plus pour les protéger de ce qui se produisait à l’extérieur que pour s’assurer qu’ils allaient bien. Car oui ils allaient plutôt bien. La peur aura été la plus grosse blessure de cet accident de voiture. Mais au-delà des portes du camion des pompiers les choses auraient pu devenir plus graves. Les personnes qui s’agglutinaient autour de la zone de l’accident étaient tous plus chaudes que cette soirée estivale. Les menaces étaient lancées à tort et travers, alors que c’était nous les victimes. Les reproches auraient dû lui être infligés à elle. Pourtant c’est bien nous qui étions visés encore et encore. Mais où était donc la Police à cet instant ?

Des effectifs de Police insuffisants qui auraient pu nous coûter cher

Je suis la première à dire qu’il vaut mieux éviter de penser à ce qui aurait pu arriver. Pourtant je ne peux m’empêcher de me dire que la situation aurait pu mal tourner. Par chance j’ai un homme qui n’est pas sanguin, qui sait prendre sur lui malgré les attaques. Car il aurait suffi d’une petite étincelle pour que cette soirée s’enflamme.

Après plus d’1h30 et 8 appels à divers commissariats passés par l’un des pompiers, nous n’avons pas vu l’ombre d’un uniforme de Police. Nous avons attendu en vain que ces hommes viennent nous libérer de cette situation qui aurait pu dégénérer à tout moment. Tout a été mis en oeuvre pour que l’attention des enfants soit déviée tant bien que mal par l’équipement du camion. Mais la boule que j’avais dans le ventre, personne ne pouvait la réduire. Quand les pompiers nous ont annoncé qu’ils allaient devoir partir, cette boule est montée dans ma gorge. Elle bloquait mes larmes et ma rage qui se battaient pour sortir en premier.

Pendant ce temps, cette femme qui venait de gâcher notre soirée s’en tirait bien puisqu’elle avait pu s’échapper sans être inquiété. Rien ne prouvera qu’elle était ivre. Ce ne sera que notre parole, et celle des témoins présents, contre la sienne. Son fils finira par repartir avec la voiture, en nous faisant des courbettes après avoir été menaçant peu de temps avant. Nous repartirons épuisés, déchirés entre la peur et la rage. Mais surtout impuissants, et ce n’était que le début.

Des démarches interminables qui replongent chaque fois dans la douleur

La douleur physique n’aura pas été la plus intense. Mais devoir infliger, après une nuit difficile pour tous, un tour aux urgences aux enfants a été dur à encaisser. D’autant que nous avons attendu plus d’une heure pour s’entendre dire que nous avons juste des contractures musculaires. Même l’homme qui est le plus endolori physiquement repartira seulement avec des indications d’hydratation et de Doliprane en cas de douleurs.

L’attente est devenu notre pire ennemi le lendemain encore. Puisqu’il aura fallu à nouveau attendre plus d’une heure au commissariat de Police pour déposer plainte. De plus, dès l’accueil nous n’avons pas été mis en confiance. Alors que je commençais à expliquer ce qui nous était arrivé, mon homme a fini par me couper pour signaler que la Police ne s’était pas déplacée. Presque 48h que cela tournait en boucle dans sa tête et dans sa bouche. Je pense en effet que nous étions en droit de nous plaindre que personne n’était venu. Même si je lui avais dit de se taire pour ne pas dire un mot de trop.

Mais c’était trop tard, il avait parlé. Le policier qui était à l’accueil a estimé qu’il avait dit que la Police ne faisait pas son travail, alors que ce n’était pas utile de prendre notre plainte. Voilà que j’ai cru qu’on allait encore nous abandonner. Nous laisser là affaiblis, impuissants et chaque jour un peu plus traumatisés. Mais après notre trop longue attente nous avons pu discuter avec un officier de Police compatissant, ENFIN !!

Un traumatisme au quotidien

Malgré cela, la seule démarche qui est à notre portée est de déposer une plainte pour violence volontaire. Sans compter que la procédure pour l’assurance risque de s’éterniser. En effet la voiture qui nous est rentrée dedans n’appartient pas à sa conductrice, mais à son fils. Celui-ci nous ayant annoncé qu’il n’avait pas d’assurance. Selon les dire de notre assurance, cela va prendre pas mal de temps avant de pouvoir espérer obtenir un paiement pour les réparations.

Au-delà de toutes les démarches il y a un réel traumatisme qui s’est installé. Je ne peux m’empêcher de penser à ces piétons qui ont eu une véritable chance d’être du bon côté de la route, et pas trop engagé sur le passage piéton. Ce qui me rappelle sans cesse que moi aussi j’étais à leur place il y a quelques mois. J’ai été sauvé par un instinct de survie inexplicable qui m’a empêché de traverser.

Il y a aussi eu ce jeune homme qui est venue interpellé mon homme sur le parking de notre résidence avec ces propos « C’est toi qui es rentré dans ma tante ? ». À quel moment la situation s’est-elle renversée ? Mais surtout comment en moins de deux jours il a été aussi facile de savoir où on était ? Clairement je ne me sens plus en sécurité. Le soir même deux personnes sont venus faire du démarchage pour la fibre. Il était hors de question que je laisse des inconnus entrer chez moi. Et voilà que je ferme le verrou chaque fois derrière moi.

J’essaie de ne pas montrer ma faiblesse à mon fils, mais ce matin je l’ai déposé à l’école et je suis reparti avec une énorme boule au ventre. J’étais à deux doigts de rappeler à sa maîtresse de ne le laisser partir avec personne d’autres que moi ou son papa. J’en suis même à me poser la question si j’aurais le courage de le mettre chaque jour au centre cet été. Combien de temps encore vais-je me sentir en insécurité ?

No Comments :

Laisser un commentaire :

* Your email address will not be published.

A propos

loulou bisou maman enviesetblabla

Plutôt blog famille ou blog lifestyle ? Qu'importe la catégorie puisque je suis à la fois femme et maman, d'un Loulou de 5 ans. Parfois plus l'une que l'autre, mais jamais maman sans être femme ou femme sans son coeur de maman.

Avant tout exutoire, cet espace est aussi lieu de partage. J'allie mon amour pour l'écriture et mon envie de m'ouvrir au monde. C'est avec passion que chacun des articles publiés sont réalisés, pour que tous ressentent une part de celle que je suis à travers mes écrits. Mais aussi pour inviter les passants à rester un peu, et à intégrer la discussion.

Petite fille je rêvais d'avoir ma librairie pour dévorer tous les livres du monde, et pourquoi pas en écrire un à mon tour. Aujourd'hui j'écris pour les autres grâce à la rédaction web, dont j'ai fait mon métier depuis plusieurs mois. De quoi allier toutes mes passions pour être une femme et une maman accomplie.

J'adore recevoir des cartes postales:

enviesetblabla@gmail.com

* Your email address will not be published.

error: Content is protected !!